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Quel est le cycle de développement des puces ?

Puce et tiques

C’est le stade adulte uniquement qui se retrouvera au niveau de l’hôte. Le repas sanguin est un paramètre préliminaire, mais très important pour l’accouplement qui d’ailleurs se déroule seulement sur l’hôte. La femelle adulte procèdera à la ponte de ses œufs en majorité sur l’animal. La mauvaise adhérence des œufs pondus vis-à-vis des poils fait qu’ils tombent très vite dans la nature. On peut donc les retrouver rapidement dans l’environnement le plus proche.

Le cycle se poursuit et se termine dans la nature. Une période allant de trois semaines à une année peut s’écouler depuis le stade de l’œuf jusqu’au stade adulte, tout en passant les différents stades larvaires et celui de la pupe. Des variations sont observées sur la durée à cause des conditions du milieu. Lorsque ces dernières sont optimales (température comprise entre 27 et 30°C et humidité relative estimée autour de 75%), le cycle pourra arriver à terme entre deux et quatre semaines au plus.

Ainsi, à la vue d’une puce sur un chien ou même sur un chat, il est normal de penser au fait qu’il y en a déjà près d’une centaine dans l’environnement immédiat à divers stades de développement. La femelle d’une puce est capable de pondre autour de 20 œufs par jour sur une période pouvant atteindre trois semaines. La ponte totale sur la durée de vie d’une puce s’estime à 500 œufs. Quand on suppose qu’une génération de puce naît chaque mois, on peut conclure théoriquement qu’en moins de trois mois, une population de 16 millions de puces pourrait voir le jour.

Heureusement, le taux de mortalité des puces en développement est énormément élevé. En effet, les puces ne sont pas capables de survivre lorsque le taux d’humidité relative est inférieur à 50 %. Aucun des stades du cycle de la puce ne montre une résistance sur plus de 3 ou 4 jours lorsque la température est égale ou en dessous de 0°C. Quand la température est supérieure à 35°C, toutes les larves et les pupes meurent. Les puces survivront à l’hiver en passant leur temps sur l’hôte ou soit dans un environnement interne ou en extérieur au sein des microclimats qui leur offrent une protection. Elles peuvent se réfugier à proximité des habitations voire dans les niches si elles sont accessibles.

Le pic du nombre de puces s’observe dans nos régions très souvent vers la fin de l’été, et ce jusqu’au début de l’automne. On peut cependant en rencontrer sur toute l’année.

L’adulte pré-émergé est capable de survivre durant plusieurs semaines au sein de son cocon en attendant que l’éclosion soit déclenchée par un facteur de type mécanique. Il peut s’agir d’une hausse de la température tout comme d’un dégagement de CO2. La jeune puce est obligée de se trouver un hôte quelques jours suivant son éclosion au risque de perdre la vie. L’accouplement se déroule à partir de la 8ème heure qui suit le repas sanguin initial et la ponte suivra après 36 heures.

Lorsqu’elle quitte son hôte, la puce met son espérance de vie en grand danger. La fourrure permet aux adultes de se protéger contre les variations de température ainsi que de l’humidité. Toutefois, elles peuvent se retrouver dégagées suite à de petits chocs engendrés par le grattage de l’animal. Les recherches ont démontré que 20 % des puces ayant été détectées dans la nature ont eu à ingérer du sang sans qu’on ne puisse identifier la provenance de ce dernier. Il peut s’agir donc du sang provenant d’un animal tout comme de celui humain. S’il ne faut pas oublier de souligner que C. felis s’alimente exclusivement sur l’homme, il faudra également rappeler qu’elle est capable de se reproduire, mais son taux de fécondité sera frappé d’une grande diminution.

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